1 - Les origines du Bouddha Shakyamuni.

- Le Bouddha, dont le nom personnel était Siddhartha (en Sanskrit) et le nom de famille Gautama (sk.), vivait dans le nord de l'Inde au VI siècle avant Jésus Christ. Son père, le roi Suddhodana, gouvernait le royaume Sakya (Népal actuel). Sa mère était la reine Maya Devi. Le Népal s'étend au pied de l'Himalaya, la plus haute chaîne de montagnes du monde.

- En 624 avant Jésus-Christ, le 15ème jour du quatrième mois lunaire, le petit prince vit le jour dans le jardin de Lumbini, dans un cadre enchanteur, alors que la reine Maya contemplait des fleurs "sans soucis", une espèce rare au parfum pénétrant.

- Le jour de sa naissance, dans la citadelle de Kapilavastu régnait une atmosphère d'allégresse. Le Roi du Népal fit venir des physionomistes pour examiner le Petit Prince. Parmi eux il y avait l'ermite Asita qui devisait ainsi: Le Petit Prince avait 32 boutons roses ou grains de beauté qui ornaient son corps; il deviendrait un Saint. Cette révélation ne réjouissait pas le Roi, car il voulait non pas un Saint, mais un fils pour régner sur son royaume. Pour modifier le cours de la vie de son fils, le Roi lui donna donc le nom de Siddhartha, qui signifie: "celui qui gardera la fonction du prédécesseur". S'agissant de la fonction royale et en aucun cas le prédécesseur des Bouddha.

- Sept jours après avoir donné naissance au Petit Prince, la reine Maya, toute heureuse d'avoir accompli sa mission sur terre, se libéra de sa dette karmique pour réintégrer le monde Trayastrimsas. Privé de son épouse bien-aimée le roi décida de confier son fils à la princesse Mahaprajapati, soeur de la reine Maya.

- Le Prince vivait une vie heureuse, riche en enseignements aussi bien aux travaux littéraires qu'aux arts militaires, car il s'exerçait à tout. Il avait une grande soif de savoir, épuisant ses professeurs les uns après les autres, y compris le célèbre Ksanti-Deva, dont l'érudition dépassait les frontières du Népal. D'une grande modestie et inimité envers tout le monde, il venait au secours de tous, en toutes circonstances. Doté de dons, le Roi Père l'aimait et il était affectionné par tout le peuple du Népal.

- Appréhendant que son fils ne le quitte pour s'engager dans la voie purement religieuse et devenir un Saint-Homme, le Roi décida de le ligoter en le mariant avec une princesse nommée Yashodara qui était d'une beauté resplendissante. Le jour de son mariage, le Roi le dota pour le distraire, d'un magnifique palais, d'une centaine de serviteurs, musiciens et ballerines, mais rien de tout cela ne le distrayait. Confronté à chacune de ses sorties aux réalités de la vie, à la fois décevantes et pathétiques, il était décidé à réaliser sa vocation.

 

Les quatre souffrances de l'existence.

- Après avoir fait le triste constat que le monde était un vrai spectacle de tuerie sans pitié, que la maladie, la vieillesse et la mort n'étaient que souffrances, il décida le huitième jour du deuxième mois du calendrier lunaire, à l'âge de 29 ans, de tout quitter, sa femme, son fils Rahula, son palais et ses immenses richesses, pour devenir un ascète en quête d'une solution définitive à la souffrance humaine. Mais avant cela le Prince sollicita du Roi-Père l'autorisation de quitter le palais pour se faire religieux. Le Roi-Père s'y opposant, le Prince lui posa quatre conditions pour qu'il renonce à son refus, à savoir:

 

1 - Faites en sorte que je sois toujours jeune et que je ne vieillisse jamais.

2 - Faites en sorte que je sois toujours en bonne santé, et que je ne sois jamais malade.

3 - Faites en sorte que je vive toujours et que je ne meure jamais.

4 - Faites en sorte que plus personne ne souffre en ce monde.

 

Il est évident que le Roi ne pouvait satisfaire à aucune de ces conditions.

 

L'adieu à la famille et la recherche de la voie.

- Par une profonde nuit, profitant d'une relâche de la garde, le Prince jeta un dernier regard sur son épouse et leur fils, puis mis fin à sa vie princière où il s'engagea dans la forêt à la recherche de la voie. Pendant six ans, il errait le long du Gange et fréquentait les moines ascétiques, les voyant mener une vie des plus misérables, se privant de tout, bravant les intempéries, laissant leur corps se détruire de façon horrible. Dès lors, il pris la décision de chercher seul la voie capable de mener à la vérité suprême. Passant des journées entières à méditer sur les causes de la souffrance et rechercher les moyens adéquats pour y mettre fin, oubliant souvent de manger et de boire, jusqu'au jour où un berger le trouva évanoui dans l'herbe. Il lui porta secours en lui faisant boire du lait de brebis. A ce moment là, il s'aperçut alors qu'il fallait aussi se nourrir convenablement pour ne pas succomber de déficience physique, autrement on risquerai de mourir avant d'avoir atteint la vérité.  

 

L'éveil.

Il s'assied, les jambes croisées, dans la position du lotus, au pied de l'arbre bodhi et jura de ne plus le quitter tant qu'il n'aurait pas atteint la parfaite connaissance.

Pendant 49 jours, il se plongea dans la méditation, tout en luttant contre la faim, les intempéries, les tentations et les forces maléfiques. Après avoir maîtrisé le tout, en dedans comme en dehors, il se vit illuminé et atteignit la parfaite connaissance. Après quoi, à l'âge de 29 ans, il fut reconnu comme le Bouddha, c'est à dire l'Eveillé, l'Illuminé, comme le Tathagata, celui qui a trouvé la vérité.

Au cours de sa quarante-neuvième nuit, il parvint à découvrir la cause de la souffrance, les moyens pour y mettre fin et se libérer de sa dette karmique.

 

Signification du renoncement.

Les généraux sur les champs de bataille sont consacrés héros lorsqu'ils gagnent des victoires, plus ils sont admirés et plus ils sont considérés comme des faiseurs d'histoires et constructeurs du monde. Mais lesquels peuvent prétendre avoir vaincu ses propres ambitions? C'est pourquoi, s'il est difficile de vaincre les autres, il est autrement plus difficile de se vaincre soi-même.

Le Bouddha a vaincu les forces maléfiques émanant de Mara-Raja, ainsi que les tentations et les multiples désirs. Son combat n'était pas pour ses propres intérêts, mais pour l'amour, non pas cet amour étriqué pour sa famille et ses proches amis, mais pour l'amour du prochain, l'amour pour toute l'humanité, y compris les animaux. Un amour universel égal à l'affection qu'éprouve un Père, une Mère pour ses enfants.

C'est pourquoi le Bouddha avait diverses noms tels-que:

- Le Grand Brave,

- Le Grand Invincible,

- Le Grand Bienfaiteur,

- Le Grand Miséricordieux,

- Le Grand Bienheureux,

- Le Grand Magnanime...

 

Conclusion:

Nous connaissons les grandes lignes de la vie du Bouddha, qui encourageait chacun à pratiquer la vertu et faire oeuvre charitable, de s'améliorer constamment, travailler sur moi-même à son émancipation, car l'homme a le pouvoir par son intelligence, de se libérer de toute servitude et neutraliser son enchaînement karmique.

Le bouddhisme n'est pas une philosophie que pour soi-même, mais pour le service de la séciété, de l'humanité ainsi que pour la planète toute entière.

2 - Le quotidien du Bouddha

1 er sermon du Bouddha à Sarnath. Parc des gazelles.
(photo prise à Tùng Lâm 87290 Rancon)

Lorsqu’il n’était pas en déplacement ni dans la forêt, Bouddha demeurait dans un monastère ou un autre, où l’emploi du temps variait peu. Une journée type du Bienheureux se divisait en cinq parties :

 

1) la matinée,

2) l’après-midi,

3) le premier tiers de la nuit,

4) le second tiers de la nuit,

5) le dernier tiers de la nuit.

 

Évidemment, l’horlogerie n’existait pas en ce temps-là, mais on peut donner des heures approximatives...

 
La matinée (6h00 – 12h00)

Vers 6h00, il fermait sa robe et partait collecter sa nourriture dans le village ou la ville alentour, en silence, les yeux vers le sol, suivi ou non d’autres moines. Une fois la collecte terminée, il mangeait au village, au bord du chemin ou dans un abri, comme tous les moines avaient coutume de faire à cette époque. Souvent, des dæyaka l’invitaient pour le repas. Dans ce cas, il n’avait pas besoin d’effectuer sa collecte ; il allait déjeuner chez ces gens, avant de leur délivrer un enseignement. Quand il revenait au monastère, il se faisait laver les pieds et changer ses robes.

 

Remarque : En vertu de ses pæramø exceptionnelles, Bouddha était doté de nombreuses particularités propres à tout Bouddha omniscient. Entre autre, il ne se salissait pas. Bien qu’il marchait toujours pieds nus, ses pieds restaient toujours propres. Toutefois, il se faisait laver les pieds chaque fois qu’il revenait de l’extérieur, et se lavait régulièrement. Bouddha faisait ainsi afin d’éviter que certains pensent qu’il adopte des comportements non humains, et croient ainsi qu’il est un deva (un Dieu) et non un être humain.
Ensuite, il rappelait à ses disciples les cinq dullabha (les cinq événements qui surviennent difficilement) :
(Ici, l’expression « difficile de » est à comprendre dans le sens « difficile de parvenir à ».)


Il est très difficile qu’un Bouddha omniscient s’éveille.
Il est très difficile de naître humain.
Il est très difficile de développer foi et confiance envers le Dhamma.

Il est très difficile d’être moine.

Il est très difficile d’entendre l’enseignement d’un sage.

L’après-midi (12h00 – 18h00)

Vers midi, Bouddha recevait généralement des moines qui venaient lui
poser des questions ou lui demander des conseils. Peu après, il faisait une courte sieste dans le gandha ku¥ø, sa chambre parfumée de lotus. Ensuite, il donnait des enseignements aux laïcs qui venaient auprès de lui. Quand ceux-là rentraient chez eux, il donnait des enseignements aux moines. Après, il se lavait, avant d’enseigner encore le dhamma aux moines.


Le premier tiers de la nuit (18h00 – 22h00)

Vers la tombée de la nuit, Bouddha continuait de recevoir de nombreux
disciples pour clarifier leurs doutes, et pour répondre à leurs interrogations. Il leur expliquait divers points de l’enseignement de la réalité, et leur exposait la pratique de la générosité, de la vertu et de la concentration que sont tenus de suivre tous ceux qui souhaitent mettre un terme définitif à leur souffrance.


Le second tiers de la nuit (22h00 – 2h00)

Vers 22h00, les deva de la sphère Majjhimayæma venaient à leur tour profiter des enseignements du Parfait, qui répondait aussi à toutes leurs interrogations

 

Le dernier tiers de la nuit (2h00 – 6h00)

Après environ deux heures de sommeil, Bouddha se levait vers 4h00. Il se lavait le visage, avant de faire une marche, suivie d’une assise pour une absorption d’une heure. Ensuite, il balayait le monde du regard, à l’aide de dibbacakkhu ñæ,(la connaissance qui permet de voir partout), pour savoir qui il aiderait et à qui il irait délivrer un sermon, dans la journée.

3 - Qu'est-ce que le bouddhisme?

Le bouddhisme offre une philosophie de vie ouverte à tous, qui se manifeste au quotidien par un comportement empreint d'humanisme. Le respect de la dignité de la vie ainsi que le dialogue en constituent les valeurs fondamentales. C'est un enseignement d'espoir, qui se traduit par une action bienveillante envers autrui et créatrice de valeurs dans la société.

Le Bouddhisme est le chemin juste, éclairé, qui conduit à l'essence même des choses, à la racine.

Il est la raison absolue se séparant de toutes fausses conceptions différenciées, révélées par les Eveillés eux-mêmes.

Le Bouddhisme englobe l'intérêt  personnel, l'altruisme, la connaissance réalisée par et pour soit même, ainsi que pour les autres, dont il a le mérite d'apporter le salut d'une façon parfaite.

4 - Depuis quand le bouddhisme existe t'il?

Si l'on se place du point de vue de l'essence des choses, le Bouddhisme existe depuis les origines du monde.

Etant le caractère clair des créatures vivantes, elles-mêmes, dès qu'il y a eu la vie, il y eut le bouddhisme.

Mais si l'on se place d'un point de vue historique, le Bouddhisme existe depuis 2559 (en 2015), à partir de la mort du Bouddha, soit 544 ans avant la naissance de Jésus-Christ

5 - Qu'est-ce que la doctine du Bouddha?

La Doctrine du Bouddha représente les enseignements du Bouddha, les règles de vie à adopter pour l'évolution des êtres animés, ainsi que les végétaux et l'univers tout enier.

Si tous les êtres animés suivaient ces enseignements, les comportements changeraient, les êtres vivraient en harmonie, paisiblement, plus personne ne serait dans l'illusion, l'ignorance, conscient d'être interdépendant, plus respectueux de son environnement.

6 - Prendre refuge auprès des 3 Joyaux

Que sont les trois joyaux?

Les trois joyaux sont:   

                           - Le Bouddha (L'Eveillé)

                           - Le Dharma ( Ses enseignements)

                           - La Sangha (Moines et Nonnes)

L'utilité de la prise de refuges est d'éviter de nous égarer, de nous engager sur le chemin des ténèbres.

En nous engageant nous serons plus résolus à tenir nos promesses, car nous les aurons faites en présence des Bouddha et des Moines.

Prendre refuge, c'est revenir s'abriter auprès du Bouddha, retrouver le chemin que notre ignorance nous a fait quitter.

C'est aussi apprendre par les enseignements (Dharma) du Bouddha à sortir de cette vie de souffrances, pour connaître le véritable bonheur, qui est l'absence de souffrances.

Et enfin, c'est mettre en pratique toutes les actions nécessaires pour quitter ce cycle des renaissances et des morts (samsara), principale cause de ces souffrances.

(voir section - PRATIQUES)

7 - Les cinq préceptes.

- Ne pas tuer, (détail en fin de page)

- Ne pas voler,

- Ne pas se livrer à tout acte de débauche,

- Ne pas mentir,

- S'abstenir de consommer des intoxicants.

8 - Pourquoi pratiquer le bouddhisme?

Le bouddhisme est une philosophie de vie.

Philosophie qui veut dire: aimer, sagesse, se traduisant par "amour de la sagesse"

Si tous les êtres animés suivaient ces enseignements, cette éducation de vie, les comportements changeraient, les êtres vivraient en harmonie, paisiblement, plus personne ne serait dans l'illusion, l'ignorance; conscient d'être interdépendant, plus respectueux de son environnement.

9 - Méditation

Bénéfices de la méditation:

 En appliquant exactement les méthodes, les pratiquants se porteront bien, leur santé s’améliorera, leur esprit deviendra plus clair et éveillé, ils parviendront à la tranquillité de l’esprit. Ils obtiendront les dix beaux résultats suivants :

1. Une existence sereine, dans l’observance de la foi. Au bout d’un temps assez long, les cinq sens s’assagissent, la vraie méditation apparaît sans besoin d’effort. On se sent calme, en sécurité et délivré de toutes entraves.


2. Une plus grande disposition à l’amour et à la compassion. Pendant la méditation, on peut développer l’esprit d’amour et de compassion vis-à-vis de toutes les créatures.


3. La dissipation des soucis. Grâce à la méditation, les poisons tels que l’avidité, la colère et l’ignorance ne pourront plus se manifester.


4. Un contrôle efficace des sens, d’où une grande force de résistance contre l’attirance des perceptions extérieures : formes, sons, odeurs, saveurs, choses tangibles, objets mentaux (idées et pensées).


5. Le corps et l’esprit joyeux. La méditation est considérée comme la meilleure des nourritures spirituelles parmi toutes celles existant dans le monde.


6. Les désirs débarrassés. Une fois l’esprit tranquillisé, les désirs ne se forment plus et ne peuvent plus nous contaminer.


7.  La vérité sera atteinte, libre de toute conceptualisation.


8.  La délivrance de tous les soucis d’attachement, jusqu’au stade de non renaissance.


9.  La découverte de la sagesse illimitée et la jouissance du domaine des Bouddhas.

 
10. La libération totale à laquelle rien ne pourra plus s’opposer, la prise de conscience de la nature de Bouddha.

 VII. CONCLUSION

 En appliquant les règles millénaires édictées par le Bouddha, chaque pratiquant peut parvenir à un certain niveau de la méditation et à un certain degré de sagesse. La méditation est une méthode offerte à toutes les catégories humaines, sans distinction de couleur, de nationalités, de religions, de pays. Chaque personne qui l’utilise, peut atteindre la délivrance de l’Eveil.

Tous les grands éveillés sont arrivés au merveilleux couronnement de leurs efforts par la méditation bouddhique.

C’est pourquoi nous pouvons conclure en affirmant que la méditation est un exercice indispensable à tous, particulièrement là où la vie spirituelle est en butte à de graves bouleversements.

La méditation est un remède miraculeux contre les souffrances morales. Elle ne doit pas être délaissée par ceux qui désirent réaliser l’équilibre entre le corps et l’esprit, dans la recherche du bonheur au cours de l’existence présente.

De nos jours, la méditation est utilisée en médecine où de bons résultats ont été prouvés.

 

(méthode dans la rubrique PRATIQUE=

10 - Détail du précepte

1 - Ne pas tuer:

Lorsque nous entendons pour la première fois ce précepte, nous occidentaux, nous pensons qu'il est très facile à respecter du fait que nous ne sommes pas un pays en guerre avec qui que ce soit et que nous ne tuons pas non plus nos ennemis lors de querelles.

Mais ce précepte va plus loin car il nous rappelle de ne pas tuer, mais aussi de ne pas encourager autrui à tuer ou inventer des moyens, féliciter l'acte de tuer, ni approuver un tueur. Ne pas créer de causes, de conditions, de stratagèmes, de conséquences karmiques de tuerie.

Un disciple de Bouddha ne doit pas tuer exprès un être vivant. Cette phrase est très importante pour un Bouddhiste et devrait aussi l'être pour un non Bouddhiste, car l'acte de tuer un être vivant inclus les animaux, aussi microscopiques soient-ils.

C'est pourquoi, les moines ainsi que les bouddhistes engagés, ceux qui ont accepté le précepte de ne pas tuer ne consomment pas de viande, car dès qu'il y a consommation de viande, il y a forcément tuerie directement par soit même ou indirectement par autrui, en toute connaissance de cause, car l'animal suspendu au esse du boucher est bien mort, tué volontairement dans la souffrance.

Par croyance erronée ou idées reçues, que le corps a forcément besoin de viande animale pour un apport journalier en protéines, des personnes de bonne foi n'osent pas changer leur façon de s'alimenter, alors qu' 1/3 de légumineux et 2/3 de céréales par repas, remplacent largement les protéines animales.

Pour d'autres, par habitude ou par gêne de devoir perturber les meurs de toute la famille, voire celles des amis, il est inconcevable de ne plus servir de viande.

Ceux qui souhaitent véritablement prendre une bonne résolution de changer leur façon de s'alimenter en viande, sans blesser leur entourage, peuvent pour commencer réduire leur consommation en se fixant des jours sans viande, en gardant à l'espoir que leur but est de cesser complètement.

Dans l'attente de pouvoir supprimer complètement la chair de l'animal, il faudrait éviter d'en absorber au moins six jours par mois, les 13, 14, 15 et 30, 31,1er ou 29,30,1er selon les mois, au moment du repentir bimensuel, puis en diminuant de plus en plus.

Les préceptes du Bouddha ne sont que des conseils pour pratiquer le détachement, qui mène à la libération parachevée. Seule la personne concernée sera face à ses actions. Personne ne peut se permettre de condamner ou réprimander autrui s'il est en désaccord.